Le Akh
Selon les Égyptiens de l’antiquité, l’Akh (bienheureux, transfiguré) est l’un des éléments qui entre dans la composition de l’être. Il serait un des trois aspects de l’âme.
Il s’agit d’un principe spirituel immortel, la clarté qui vit au ciel après la mort, ou encore ce qu’il reste de l’individu, ce qu’il a laissé à la postérité dans l’espace des vivants. Il est représenté sur les parois des temples et des tombeaux sous les traits d’un ibis. Le même hiéroglyphe forme la racine du verbe « être bénéfique, efficace, glorieux ». Cette racine signifie aussi « briller » et « être utile ». Elle s’apparente ainsi à la « clarté », en relation fondamentale de l’être humain.
Même, si, à l’origine seul le pharaon et les dieux possédaient l’Akh, le principe fut ensuite étendu à l’entourage du roi, puis aux nobles, puis aux riches pour enfin être étendu à tout les simples mortels.
Certains considèrent l’Akh comme étant le Ka réuni au Ba par les rites du réveil de l’âme. L’akh est aussi parfois défini comme la force divine. D’autres y voient la forme primitive des fantômes.